Pommier : L’origine du nom

Que connaît-on de l’histoire de Pommier de Beaurepaire ? De bien modestes choses qui ne permettent pas de composer une histoire chronologique en continue. Le village est attesté pour la première fois au début du XI° siècle, cité dans le Regeste dauphinois traduit du Latin par un ecclésiastique qui y a consacré sa vie : Ulysse Chevalier (1). Le Regeste couvre une période entre le V° siècle et 1349, année de la “transportation” du Dauphiné au royaume de France. Le nom du village y apparaît d’autres fois à l’occasion de donations de nobles au monastère de Saint-Pierre-de-Vienne ou à celui, beaucoup plus proche, de Bonnevaux. 

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Le nom de Pommier de Beaurepaire que nous connaissons aujourd’hui date de l’ordonnance du Ministère de l’intérieur applicable à partir du 20 janvier 1910 qui ajoute la particule du chef-lieu de Canton au village qui s’appelle simplement “Pommier”.

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Une autre dénomination a existé : “Pommier-Lez-Saint-André” soulignant par là les liens de dépendance administrative avec la ville de Berlioz.

En remontant le temps, l’orthographe varie : Pomier, Pomers, enfin la dénomination latine Pomerium, Pomarium, ce qui pose la question de la signification du toponyme.

Certains noms de lieux sont explicites (Fay, fagus le hêtre ; Vie (chemin) de …, Via la voie ; Chemin des Rogations, Rogare demander, procession pour demander une belle moisson, le Rafour qui désigne en Francoprovençal un four à chaux, etc.). Mais la toponymie n’est pas toujours une science exacte ce qui conduit souvent à émettre des hypothèses. Elles sont au nombre de trois en ce qui concerne l’origine de Pommier. Attesté à partir du XI° siècle (2) sous sa forme lat. POMERIUM ou POMARIUM, s’agit-il comme le suggère l’orthographe moderne de l’arbre à pommes (3) ?

I- Le lat. POMERIUM ou POMOERIUM désigne un espace libre réservé au culte aménagé autour d’une ville romaine et délimité par une ligne, sillon sacré (4), nous renvoyant à la légende de la fondation de Rome.

Si on peut difficilement mesurer les origines de Pommier à l’aune de celles de la grande cité antique, on sait que le latin POEMERIUM lors du Moyen-Âge pouvait, par extension, désigner un lieu protégé, et fortifié sur une hauteur. C’était le cas de Pommier au X° et XI° siècles comme l’atteste la motte féodale, site de la première fortification (en bois) du lieu, encore visible dans le village.

II- POMOERIUM a en latin un sens figuré : borne, limite. Pomers, situé en Dauphiné, se retrouvait face à une enclave savoyarde, dernier rempart avant les forteresses savoisiennes de Faramans et de la Côte-Saint-André. Le nom du village suggère-t-il que Pommier était alors situé en sentinelle sur la frontière entre deux principautés rivales ?

III- Le lat. POMA, “fruit” (on retrouve cette acceptation de “fruit” dans le Français moderne avec pomme-de-terre, pomme-de-pin, pomme-d’amour.) et son dérivé POMARIUM “verger” emportent l’adhésion des linguistes (5).

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Le lieu aurait été vu comme un verger alors que l’activité vinicole est attestée jusqu’au deuxième tiers du XX° siècle, les vignes recouvrant le coteau entre Pommier et Revel.

Le recensement de toponymes identiques en France semble confirmer cette dernière hypothèse par leurs caractéristiques agricoles.
Dans le Rhône le village de Pommier est entouré par 320 ha de vignes, dans l’Ain également production de vin, dans le Gard un Pommier pays vinicole, comme à Pomoy en Haute-Saône alors que “les Pommiers” dans l’Indre et le Pas-de-Calais se trouvent environnés d’importants vergers.
 
(1) Le Regeste Dauphinois est une compilation de textes juridiques, procès, donations, redevances de taxes, etc…
(2) Chevalier Ulysse, traducteur, Regeste Dauphinois, version électronique BNF
(3) En Latin la pomme se traduit par MALA
(4) Alain Rey, Dictionnaire étymologique de la langue française
(5) Bouvier Jean-Claude, Noms de lieux du Dauphiné

Ouvrages

L’histoire de Pommier
 
“Située sur une colline détachée du plateau de Bonnevaux, le village de Pommier de Beaurepaire domine les vastes plaines du Liers et de la Bièvre, face aux Préalpes et aux Alpes qui se déroulent à l’horizon.”
 
A l’époque médiévale, Pommier appartient à la province du Dauphiné. Le 30 mars 1070, les dénommés Huges et Adémar, fils d’un noble et illustre chevalier nommé Bornon, donnent au monastère de Saint-Pierre-de-Vienne la manse de Saint-Marcellin dans la paroisse de Sainte-Marie-de-Pommier “ad Pommerium” et le diocèse de Vienne. Au XIIe siècle, un castrum de Pomeriis est mentionné. S’agit-il du même château que reconnaît tenir en fief d’Humbert, dauphin Viennois, Huges Adhémar de Monteil, seigneur de la Baronnie de Montauban, en 1924 ?

En 1345, le Dauphin Hubert donne compensation aux frères et fils de feu Péronnet de Pommier, pour avoir occupé leurs possession et fait construire un château et la “ville” de Pommier.

Deux significations possibless du toponyme de Pommier sont envisageables : un terrain planté de pommiers “Pommarium” ou, plus probablement, un point culminant fortifié “Pomers”, de “Pomerium”, lieu fortifié. Mais dans tous les cas, Pommier n’est pas le nom d’une famille seigneuriale.

Si des écrits nous renseignent relativement bien sur les événements postérieurs au XIVe siècle, en revanche, aucun texte n’atteste la présence d’un château primitif avant le castrum de Pomeriis au XIIe siècle et le chateau fort créé par le dauphin au XIVe siècle. Le coeur du village garde les traces d’une motte cadastrale : on peut penser qu’un château construite en bois et en terre précéda le château du dauphin, comme ce fut l’usage au XIe siècle. Toutefois, dans un texte daté du 23 février 1345, on apprend que le dauphin Humbert ordonne d’indemniser Jean Gonnet, Guillet et Durand, habitants de Pommier, d’une pièce de terre qu’on leur a prise pour bâtir le château de Pommier, sans les avoir dégrevés. En compensation de leurs possessions occupées pour cette construction, le dauphin donner à ces habitants la recette de certains impôts. Le château du dauphin est donc construit quelques années auparavant, sur des terrains vierges sans doute utilisés pour la culture.

Dans la province du Dauphiné, Pommier fait partie du mandement de Revel, vaste territoire qui correspond aujourd’hui à la moitié du canton de Beaurepaire. Le dauphin Jean II donne à Pommier le statut de mandement, avec pour paroisse Sainte-Marie de Pommier et appartenant au bailliage et à l’élection de la ville de Vienne.

Extrait de “La Chapelle de Tournin, Pommier de Beaurepaire” par Sabrina Masella et Mairie de Pommier de Beaurepaire, imprimerie des Deux Ponts, Bresson, dépôt légal décembre 2006. Livre consultable en Mairie.

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Patrimoine bâti

 

Le Château Delphinal
Le dauphin fait bâtir un château fort à Pommier sans doute pour renforcer la frontière delphino-savoyarde et surveiller ainsi les mandements voisins de Faramans et d’Ornacieux qui dépendent alors de la SAvoie. En effet, après le partage du Viennois entre le dauphin et le comte de Savoir, un conflit se poursuit du XIIe au XIVe siècles pour des raisons de limites géographiques mal définies.
 
Le dauphin ne réside pas à Pommier, il fait don du château en augmentation de fief à Odebert de Chateauneuf qui lui rend hommage le 16 janvier 1359.
 
En 1430, le château se compose d’une tour carrée de trois étages et d’une muraille ; des fossés entourent le village. Des sondages effectués dans la motte attestent la présence d’un élément de maçonnerie rond et de petite dimension, construit en galets roulés. Deux murs perpendiculaires se détachent de l’élément. Une tourelle ronde fait probablement partie de la composition de l’édifice.
 
Les châteaux de Pommier postérieurs à l’époque médiévale
Le 6 juin 1522, Pommier et son château sont vendus à Messire François de Medulla de Tollino, docteur et chevalier, natif du Royaume de Naples, conseiller de François Ier. Il est dit qu’il fait l’acquisition d’ “(…) un château forteresse fossez, maisons, granges, bastiments seigneuriaux (…)” et toute justice. A son décès en 1531, une enquête au sujet de la possession du château nous apprend par une déclaration datée du 13 mai de la même année que celui-ci est mal entretenu, avec la tour en ruine : “le château est assez mal entretenu et al tour est venue en ruyne et est tombée d’icelle tour à la syme par faulte d’estre recouverte plus de deux toises de la muraille et tombent tout les jours faulte d’y remède.” Après des réparations effectuées aux alentours de 1479, trois pieds de la tour sont détruits en 1500 ; de plus, la plate-forme et la couverture sont entièrement refaite.

Par la suite, la terre de Pommier et ce qui reste du château revient au domaine delphinal. Le 28 juin 1638 Humbert de Lionne, seigneure de Veyssilieu, Buffières et de Plaisance de GRane, COnseiller en la Chambre de Comptes du Dauphin, rachète la terre avec toute justice. Le procès verbal de la prise de possession daté du 29 août 1648 décrit qu’un château tombe en ruines depuis plus d’un siècle. Humbert de Lionne fait sans doute construire le château actuel de Pommier au-dessous de l’ancien.

A la famille de Lionne succède celle de Chambarrand, la plus ancienne dynastie des maîtres verriers de Dauphiné. Le 21 juillet 1719, le noble François du Teil, capitaine au régiment de Royal Artillerie, en épousant Antoinette de Chambarrand, reçoit le château en dot.                         Il meurt à Pommier le 4 février 1758 laissant deux fils, dont Jean du Teil, général en chef de l’armée des Alpes. Il avait, dans les premiers jours du siège, commandé l’artillerie devant Toulon, où il eut pour successeur Bonaparte. Son frère, Jean-Pierre, Baron du Teil, seigneur de Pommier, était au commandement de l’école d’Artillerie d’Auxonne où il eut sous ses ordres le lieutenant Bonaparte.

Pendant la Révolution, le château est pillé par les habitants des villages voisins. A la suite de ces événements, le Baron du Teil serait rentré d’Auxonne pour constater les dégâts causés sur ses terre. IL aurait alors été accompagné de Napoléon Bonaparte, qui lui rendit par la suite de nouvelles visites au château, dont la dernière en août 1791 comme le rappelle aujourd’hui une plaque apposée sur la façade de cette ancienne résidence.

Eglise Saint-Romain et Saint-Antoine
L’église primitive, citée dans les textes au XIVe siècle, décrite en 1704 par Henry des Ahlles, Doyen du chapitre SAint-Pierre-de-Vienne, mentionne un choeur en bon état, lambrissé et peint tout comme la nef avec deux chapelles et une sacristie.
 
On découvre également qu’une confrérie du saint Sacrement lui est rattachée et que les moines de l’ordre des Recollet viennent prêcher et aider à confesse. Le premier édifice mentionné dans les textes au XIe siècle n’a semble-t-il pas été conservé.
 
Dès 1831 naît le projet de restaurer l’église qui menace ruine. Interdite d’accès en 1837, elle sera finalement reconstruite entièrement, tout à côté, bénie le 11 mars 1852 et placé sous le vocable Saint-Antoine et Saint-Romain.

Galets roulés disposés en épi alternant avec des lits de tuiles ou des assises de briques, plan en croix latine, portail en plein cintre enchassé dans la façade, fenêtres géminées et en plein cintre, caractérisent cet édificede style Néo-Roman.

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L’église abrite de nombreux objets mobiliers, dont certains sont inscrits à la liste supplémentaire des objets classés Monuments historiques : maître-autel en marbre polychrome (vers 1850), fonts baptismaux (XVIIe), statue de Saint-Romain et une autre de Saint-Joseph en bois peint (XIXe), statue de la Vierge à l’enfant (XVIIIe) et statue de Saint-Antoine (XVIIIe) ainsi que des vitraux.

La Chapelle de Tournin
D’après la légende, la chapelle de Tournin a probablement été construite au Moyen-Age sur des terres qui appartenaient au comte de Tournin. Sous le règne de Charlemagne, le comte de Tournin aurait été attaqué par une meute de loups dans la plaine du Fay, jadis occupée par une forêt. Par miracle, seule sa monture fut dévorée. Ainsi en reconnaissance, l’épouse du comte fit ériger une chapelle près de sa demeure et lui donna pour vocale Tournin. Aucun texte ne mentionne précisément l’existence d’un comte de Tournin comme la légende le raconte, et la réalité semble plus complexe.

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Formation du village

Lorsque Charlemagne meurt en 814, il laisse un empire gigantesque qui part de l’Italie actuelle jusqu’à la Baltique et de la France contemporaine aux Pays germaniques. Le village n’existe pas encore mais le site fait partie de l’ancien royaume de Bourgogne fondé par les Burgondes au V° siècle et qui sera rattaché au royaume de Lothaire (6) en 843 lors du partage de l’Empire carolingien entre les fils de Louis-le-Pieux.(7)

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Sur un domaine aussi étendu, l’exercice d’un pouvoir centralisé est impossible. L’empereur délègue à des nobles, les comtes, qui sont chargés de collecter impôts, taxes diverses et de faire appliquer ses décisions. A l’origine de leur mise en place, ils sont irrévocables à tout moment et sont contrôlés par Missi Dominici “ou envoyés du Maître” tout en bénéficiant des honneurs à la charge des revenus des terres qu’ils administrent. Mais dès le début du IX° siècle, les invasions sarrasines depuis la Garde-Freinet, les attaques scandinaves (Vikings) dévastatrices sèment le chaos dans l’Empire dont le pouvoir impérial demeure impuissant. Seuls les nobles locaux, les comtes, peuvent organiser la résistance et ont l’autorisation de fortifier. Ces derniers deviennent inamovibles, leur enracinement s’affirme encore davantage et s’ils s’approprient progressivement la charge comtale ainsi que les bénéfices et les transmettent de façon héréditaire, les historiens parlent de “patrimonialisation des charges”. Les comtes sont à la tête d’immense domaines fonciers. Pour assurer leur domination, ces princes sont amenés à composer avec la petite aristocratie locale en leur concédant, sous serment vassalique, les bénéfices d’une terre. Cette occupation va de pair avec l’apparition des mottes castrales sur lesquelles sont érigées des tours en bois entourées de palissades et de fossés.

C’est le cas de Pommier autour de l’an Mil sur la motte féodale toujours visible dans le bourg.

Le seigneur bénéficiaire offrant protection à une paysannerie à l’habitat carolingien dispersé, regroupe les populations autour de la motte féodale : c’est la naissance du village qui se confond bientôt avec la paroisse. Certains historiens parlent d’”encellulement”.

La sécurité des habitants a un prix. Les paysans libres deviennent de plus en plus rares et si l’esclavage par l’intermédiaire de l’Eglise disparaît peu à peu, esclaves libres se rejoignent dans une dépendance au seigneur : le servage au bénéfice de ce dernier. Une communauté naît de ce regroupement où la langue (8) va évoluer en circuit fermé, donnant aujourd’hui le patois.

 Par la suite, l’histoire de Pommier est liée à celle du Dauphiné…

L’archevêque de Vienne Burchard, au XI° siècle est le seigneur d’une vaste principauté archiépiscopale, domaine hérité de la période d’occupation burgonde qui correspond aujourd’hui aux départements de l’Ain, Savoie, Haute-Savoie, Drôme, Isère et qui sera intégré au Saint-Empire germanique en 1032.

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En 1029, Buchard inféode la partie septentrionale du Viennois au comte de Savoie Humbert-les-Blanches-Mains, préfigurant le futur Duché de Savoie et la partie méridionale au comte d’Albon, Guignes-Le-Vieux, futur Dauphiné. Les deux principautés n’auront de cesse de se faire la guerre.

Pommier se retrouvera à la frontière, face aux possessions savoyardes de Faramans et de la Côte-Saint-André. Le comte d’Albon étend son domaine par les armes et les alliances matrimoniales. A partir de 1116, la famille exerce son autorité sur le Grésivaudan et Grenoble, au contact direct avec les possessions des Savoies. Le comte prend alors le titre de Dauphin pour une raison obscure. Le dernier Dauphin Humbert II, mène le Dauphiné à la banqueroute ; il cède son domaine au roi de France en 1349. Confiée au fils du roi Philippe V qui endosse le nom de Dauphin qui se perpétue chez tous les prétendants au trône de France, la principauté conserve certains privilèges fiscaux et juridiques.

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Au début du XIV° siècle, le Dauphin Jean II fait bâtir un château à Pommier, englobant la motte féodale ou subsiste encore aujourd’hui les fondations d’une petite tour ronde, les archives de l’ancienne Cour des comptes mentionnent une tour carrée sur la motte castrale (9) de quatre toises de hauteur, d’une tourelle ronde, d’une toise et de murailles épaisses de quatre pieds et demi. Jean II détache Pommier du mandatement de Revel et lui constitue un territoire particulier avec pour paroisse Sainte-Maire-de-Pommier.

Après une paix signée entre Savoie et Dauphiné qui fixe les frontières entre les deux principautés, le château n’est plus entretenu et tombe en ruines(10). Une partie de l’ancienne muraille entourant le bourg est encore visible à côté de l’école.

En 1638, c’est Humbert de Lionne (11), maître de la Chambre des Comptes du Dauphiné, qui rachète le domaine de Pommier. A cette époque il n’y a plus de château, de Lionne fait construire un manoir que nous connaissons aujourd’hui (12). Quelques années plus tard nous le trouvons dans la famille de François Du Teil qui, par son mariage avec Antoinette de Chambaran en 1719, reçoit le château en dot. L’un des fils de Jean du Teil est général en chef de l’armée des Alpes, il commande l’Artillerie pendant le siège de Toulon. Son frère, Jean-Philippe, baron du Teil, seigneur de Pommier, commande l’École d’Artillerie d’Auxonne avec sous ses ordres le lieutenant Bonaparte qui plus tard, en garnison à Valence, rendra plusieurs visites au baron en Château de Pommier comme le suggère aujourd’hui une plaque apposée sur la façade de la demeure.

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La famille émigre à la Révolution à l’execption du Baron qui reçoit le grade de Lieutenant général en 1791 des mains de Louis XVI. Accusé par les habitants de Pommier de faire des provisions d’armes et de préparer une contre-révolution (13), il est arrêté en 1793, jugé comme noble et royaliste, condamné à mort et fusillé le 22 février 1794.

Le château est peut-être vendu comme bien national ou bien récupéré au retour des immigrés en 1798. Emmanuel Doncieux affirme qu’il est vendu par les descendants du Baron vers 1880 (14) ce qui est plausible puisqu’il est racheté pour héberger l’école privée catholique de filles à la laïcisation de l’enseignement public en 1886. Il abritera par la suite différentes congrégations religieuses.

(6) Fils de Louis-Le-Pieux
(7) Fils de Charlemagne. Son domaine constituera le Saint EMpire germanique
(8) Il s’agit du Francoprovençal remarqué par Ascoli au XIX° siècle, linguiste italien
(9) Vital Berthin, Pommier, Chronique Dauphinoise, in Revue de Vienne, sl,sd
(10) Abbé Jean-Joseph Turc, Recherches historiques sur Beaurepaire et son canton, p.295
(11) Idem
(12) Emmanuel Doncieux, Bulletin Evocationn°2, nov-déc, 1970, Bulletin de groupe d’étude historiques géographiques du Bas Dauphiné
(13) Inventaire som. des arch. dep. 1,21, in Recherches historiques sur Beaurepaire,op. Cité
(14) Ibid. note 10

Inventaire du patrimoine

Inventaire conduit en 1982 par les services du Patrimoine de l’Isère.

Église Paroissiale Saint Romain, XIX° siècle
La construction de l’église néo-romane de Pommier commence en 1843 grâce à des fonds provenant du curé Mathais et de la vente de terrains communaux. Après des difficultés, en particulier en 1847 où un gros orage endommage le clocher et le sanctuaire, l’église est bénie en 1852 et achevée vers 1857.
 
Mobilier
– Saint Antoine, statue bois XVIII° siècle : L’ermite égyptien est représenté vêtu de bure, tenant une clochette et accompagné d’un cochon. L’élancement de la figure et le mouvement du drapé permettent de rattacher cette statue à l’important groupe baroque révélé dans cette exposition.
– Confessionnal, XVIII° siècle : de forme trapue à vantail central en chapeau et à loges latérales ornées d’une traverse haute et d’un panneau chantourné.
 
Chapelle Notre-Dame de Tournin, XVI° siècle
La façade occidentale s’orne d’une remarquable porte en plein cintre, flanquée de colonnette sans chapiteau et surmontée d’une fenêtre carrée plus récente. A gauche de la porte, un bénitier encastré. La façade est surmontée d’un campanile portant une cloche sous un toit pointu à quatre pentes couvert de tuiles d’écaille. Le mur nord est aveugle, le mur méridional percé de deux fenêtres ogivales paraissant plus récentes et d’une petite porte avec un linteau soutenu par deux consoles. A noter le loquet de la porte en forme de coquille Saint-Jacques. L’abside arrondie est surmontée d’une corniche formée de modillons de briques saillantes et éclairée par une fenêtre ogivale semblant ancienne.
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– Vierge à l’enfant, bois, XVIII° siècle : longtemps maître-autel de la chapelle, ce groupe a été mis à l’abri dans l’église paroissiale vers 1970. La statue est d’exécution naïve, tant dans l’exécution des visages et des draperies que dans la curieuse composition associant une vierge très rigide et un enfant basculé sur le côté.

Au début des années 2000, des sondages archéologiques avant travaux de remise en état, effectués par la Conservation du Patrimoine de l’Isère mettent en évidence trois couches d’occupations successives, dont une datant du XII° siècle, la couche primitive n’étant pas datable car dépourvue de mobilier archéologique. Néanmoins, la Chapelle de Tournin est connu par un diplôme du roi de Bourgogne Conrad en 969 (15) qui restitue la villa (16) Thorniacum avec son église au monastère bénédictin de Saint-Pierre hors les murs de Vienne.Une source curative dite miraculeuse permettant de guérir les affections dermatologiques des jeunes enfants est associée à la chapelle, s’agit-il d’un site païen christianisé ? Saint Augustin écrivait ” Il faut christianiser ce que l’on ne peut détruire” et vers l’an 800 Charlemagne condamne “… devant Dieu les arbres, les pierres, les fontaines où sont rendu les cultes aux divinités païennes.”

On serait alors en présence d’un ancien site sacré gaulois en lien avec l’adoration des Déesses-mères et le culte de la fertilité. Simple hypothèse que rien ne confirme aujourd’hui.

La restauration de l’édifice a permis de retrouver des peintures murales crées entre la seconde moitié du XV° siècle et la première moitié du XVI° siècle (17). Par ailleurs, de curieux graffitis tracés au charbon de bois ont été retrouvés dans l’abside. Leur signification est obscure, ils représentent des animaux, des démons. Possible clin-d’oeil malicieux du peintre avant d’apposer la couche finale .

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Maison Ginet, fin XVI° – Début XVII° siècle
Cette maison aurait été la demeure des nobles Chapuis de Pommier avant la Révolution. Elle devient ensuite habitation notariale puis auberge avant d’être restaurée. La porte d’entrée refaite sur un modèle ancien est pourvue d’un bel encadrement en accolade. Plusieurs fenêtres à meneaux plats subsistent.
 
Maison Roux, 1669
Maison en pisé et torchis, couverte de tuiles canal, datée au linteau 1665.
 
Maison Pellet, porte d’entrée 1687
Porte à encadrement mouluré, orné en son sommet d’un décrochement en “oreilles” datée de 1687.
 
Grange, Les Bruyères
Grange prolongée par un espace couvert d’une savante charpente servant à entreposer le foin en vrac, à côté de la maison d’habitation.
 

Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 1933, le chemin traverse le village de Pommier de Beaurepaire. C’est le chemin emprunté par les pèlerins suisses, autrichiens, allemands ou parfois ceux d’Europe de l’est qui rejoignent l’itinéraire du Puy.

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(15) Regeste Dauphinois, n°1310, p.218, T.1
(16) Villa au sens de domaine agricole gallo-romain repris par les Burgondes puis par les Francs après les invasions barbares 
(17) Atelier de restauration Paul Charret, Saint-Laurent du Pont

Microtoponymie

Le Patrimoine d’un village n’est pas exclusivement constitué par le bâti – chapelle, église, château, motte féodale, maisons pluri-centenaires , il concerne également la tradition, la langue, la religion, tout ce qui englobe le domaine culturel et historique.

Bien que vivants, ces aspects ne sont toujours pas visibles, ils se cachent derrière un nom de lieu, un nom de famille, un nom de rivière, une expression locale issue du patois encore pratiqué par quelques personnes de nos jours (vogue, cayon, bachat), une recette culinaire (Les cordeaux ou cordei, matafam), une pratique religieuse (les Rogations), un pèlerinage chrétien (la source de Tournin).

La toponymie, mot formé au XIX° siècle, du grec topos “région,lieu” et du latin nomen “dénomination,nom” désigne selon Le Robert “le système formé par les noms d’une région et la partie linguistique qui l’étudie.(18)

Un nom de lieu est souvent très ancien. Il plonge ses racines parfois dans la langue gauloise, quelques fois dans la couche pré-celtique, souvent dans le latin des armées de César victorieuses.

Le toponyme renferme la mémoire locale, il est l’expression de l’histoire d’un village, d’une région, des comportements culturels et sociaux, des pratiques cultuelles, des croyances et de la langue.

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(18) Rey Alain, Dictionnaire étymologique de la langue française

Historique des lieu-dit

Arcieux (Plaine d’), probablement tiré du patronyme du maître gallo-romain Artius, propriétaire d’un domaine foncier comme Bossieu (Boucius), Bressieux (Briccius), Pisieu (Pitius).

Rampeaux (La Croix des-) lat. RAMELLUS “rameaux”. Un patois fancoprovençal nous donne la réponse :”rampal” est un rameau, une branche de buis que l’on porte lors de la Procession des Rameaux. A la fin du XII° siècle le latin ecclésiastique caractérise le “dominica in ramis palmearum” (dimanche dans les branches des palmes) qui devient “jour del Ramipsalamaus” RAM(IS)P(ALM)AU(S). La croix devait être la destination de la procession des Rameaux de la paroisse.

Rogations (chemin des-), lat. ROGARE “solliciter, demander”. Le chemin a en partie disparu, faisant le tour du village, il était emprunté lors des cérémonies des 3 jours précédents l’Ascension, qui ont pour but d’attirer la bénédiction divine sur les récoltes.

lieu-dit

Pia Martin (Etang de-) attesté “pio” en 1659, lat. PES, PEDIS, “pied”. “Pia” signifie “trace qu’imprime le pied en marchant”. L’étang à la forme d’une chaussure vue de profil. On retrouve fréquemment la légende de Saint Martin évangélisateur des Gaules et de son “empreinte” sur les différents pays qu’il aurait traversé. La tradition lui reconnaît peut être, à travers ce toponyme son passage supposé à Pommier.

Fay (Le), attesté au XVI° siècle, fayan, lat. FAGUS ” fayard, hêtre”. Autre dérivé, fayollet : patois régionaux fayar, fau, fauteau, foué.

Bissera (La-) et les Bisses, attesté anc.fr. “biez” en vieux prov. “bez”. En patois local, les bisses désignent le “bouleau”. Nous avons probablement affaire à un lieu où poussaient de nombreux bouleaux.

Charbonnerat, attesté en 1521, carbonnerie, lat. CARBONARIUS “charbonnier”, patois carabot “petite charbonnière”. De nombreuses charbonnières se trouvaient en forêt de Bonnevaux afin d’alimenter les verreries. Variation phonétique : CARBONARIUS, carbonnerie (c(h)ar(a)bo(t), c(h)arbonnerat.

Rafour (Le-), francoprovençal “four à chaux”.

Feytaz (La-), lat. FASTIGIUM “partie la plus élevée, faîte”. Forêt surplombant le village.

Teil (Place du Baron du-), ancien propriétaire du château bâti au XVII° siècle, lat. TILIA, “tilleul”, évolution phonétique “tilluel” au XIII° siècle puis “teille”, enfin “teil”. Un vitrail de l’église représente les armoiries de la famille sous la forme d’un tilleul.

lieu-dit

Cru (Montée du champ du-), attesté au XII° siècle “cures”, lat. pop. crossus, “creux”. Il désigne un champ en contre-bas du village. Patois régionaux crouè,crox,cro,crau.

Suzon (Le-), le ruisseau pommiérois. Hydronyme très ancien puisque comme dans “Dolon”, nous avons le suffixe “on,onne” qui est un déterminant celtique de l’eau : le Chalon, le Gardon, la Saône, le Rhône,… Le préfixe “suz” pose problème. Il pourrait s’apparenter à la forme gauloise *sego “force” pour un cours d’eau trop sage qui parfois se transforme en redoutable torrent ayant valeur religieuse pour les Allobroges. Il s’agit-là d’une simple hypothèse impossible à vérifier.
Autre hypothèse : le peuple gaulois des Ségusiaves latinisé en “Segusus était voisin. S(eg)us(us) devenant “Suz”, le Suzon serait l’eau qui vient du pays des Ségusiaves ? Aucune preuve ne vient étayer ces deux propositions.

Légendes rurales

 

L’origine de la Chapelle de Tournin
La légende raconte que la construction de l’église remonte à Charlemagne, par un Comte de Tournin sur le territoire de Pommier. Le seigneur aurait miraculeusement échappé à une attaque de loups dans la plaine du Fay, près de l’étang actuel. Pour remercier la Vierge, la comtesse aurait fait édifier une chapelle près de sa demeure. (cf. Rubrique Ouvrages)
 
La Dame de Lionne et le chevalier de Buffevent (19)
Le chevalier de Buffevent, fils du Comte de Revel retournant en son château de Barbarin depuis celui de Pommier ou il venait rencontrer sa Belle, la Dame de Lionne en l’absence de son mari, aurait été dévorée par les loups ainsi que son cheval.

Au petit matin d’un jour d’hiver glacé, alors qu’il quitte sa dame, sa monture qu’il avait laissé à deux lieues dans la forêt se fait attaquer par les loups. Il ne reste plus que les os du pauvre animal lorsque le chevalier le rejoint. Craignant que la bride et la salle qui portent ses armes et son chiffre dévoilent son secret, il les ramasse et les emporte ; mais a-t-il fait quelques pas que les loups se dressent contre lui et le dévorent.

Au lever du jour, des bûcherons découvrent l’affreux carnage où il ne restait plus que les ossements brisés, méconnaissables. Et comme on trouva un harnais à côté de ceux de l’homme, on les prit pour les restes de l’animal et ceux de ce dernier pour les restes de l’homme. Aucun soupçon sur le vrai motif de son voyage s’éleva. Une sépulture provisoire fut donné à Pommier et on apprêta les os du cheval par effet de méprise pour les funérailles. La comtesse de Lionne était morte de douleur et les restes du cheval furent enterrés baignés par les larmes d’une amante qui avait conservé un morceau d’os qu’elle avait fait enchâsser dans des pierres précieuses qu’elle portait toujours sur elle.

Le tombeau définitif fut achevé dans l’église de Tourdan quelques mois plus tard. Mais lors de l’exhumation, des médecins présents reconnurent les os d’un cheval. La Dame de Lionne crut apprendre la mort de son amant une deuxième fois.

Son mari décédé, elle embrassa la vie monastique mais garda le médaillon et devint Abbesse du couvent transféré à la Côte-Saint-André où elle mourut en odeur de sainteté. Ses religieuses, en trouvant sur elle le médaillon crurent qu’il contenait les relique d’un saint. Elles firent ériger un reliquaire pour Saint-Sans-Nom crédité de nombreux miracles.

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Les attaques de loups et Loups garous  La toponymie locale renvoie quelques fois au loup : Gambaloup, Gabot du loup (mare, trou bourbeux), rue des loups, le Louvier, la Trêve du loup (croisement de 3 voies, carrefour) etc, la prudence s’impose quant aux conclusions. Selon les registres des curés de Revel, il y aurait eu 17 attaques de bêtes sauvages entre 1670 et 1752 concernant principalement des enfants (20) ; dix filles et sept garçons. Mais en dehors d’une attaque par un loup enragé, pour les autres agressions, le responsable n’est pas identifié. Les corps des victimes sont en très mauvais état ; d’autres fois, seuls certains membres épars sont retrouvés. Ce qui ne va pas manquer d’alimenter des rumeurs extraordinaires. 

bonnevaux

Des verreries s’implantent dans la forêt de Bonnevaux au XV° siècle. Au début du XII° siècle, les moines de l’abbaye du même nom, fille de Cîtaux, ont probablement été eux aussi verriers, les ouvriers se déplaçant au gré des coupes de bois.

Les liberous, (loups garous en patois), sont les sbires des seigneurs verriers de Bonnevaux et si le curé note que les “loups carnassiers” ont dévoré trois enfants à Primarette, on croit que ce sont les loups garous à qui le curé donne permission de le faire pour effrayer la population.

Cependant, une autre croyance prétend que “les nobles envoient les libérou pour racler la graisse des chrétiens pour, le croyait-on, fabriquer du verre à Chambaran. (21)“(Fin XIX°siècle)

A Pommier de Beaurepaire, en 1980, un homme de 57 ans raconte à un historien-enquêteur : “Autrefois, on mettait des petites fenêtres aux maisons pour empêcher les loups garous d’entrer et d’enlever les enfants (22). Et sur l’ancienne verrerie du pays : “Mes parents m’ont dit que ça avait été baptisé verrerie parce que les nobles faisaient du verre avec la graisse des enfants. La verrerie de Char qu’ils appelaient.. le Comte de la Verreries s’était retiré du côté de Dijon. Ça date de 1800. (23)

On retrouve dans ces croyances un fort sentiment anti-seigneurial et anti-clérical :” Les libérous étaient des bêtes habillées d’une peau de veau et que le seigneur envoyait pour faire le mal. On ne pouvait que les tuer d’une balle bénite. Mais dès qu’on s’adressait au curé pour bénir la balle, celui-ci nous dénonçait au seigneur“. Propos recueillis en 1962.

les-legendes
 
Légende de la croisée Giraud
On raconte qu’à cette croisée, un dénommé Giraud de Revel, qui courtisait la femme d’un berger aurait été assassiné par ce dernier. A l’endroit où la tête de Giraud aurait été écrasée par le coup de gourdin, sa forme est imprimée en ce creux, et le sol reste nettoyé autour d’un gros galet censé représenter le crâne de la victime. Encore aujourd’hui, tout passant ayant connaissance de la légende, remet le galet dans le creux s’il en est enlevé.
 
Légende qui a un fond de vérité puisque Charles Giraud, âgé d’une quarantaine d’années, cultivateur habitant à Revel, a été assassiné avec une grande violence à la croisée du chemin allant de Verne à la Tour du 8 mai 1799. L’assassin ne sera jamais retrouvé.
(19) Racontée par Vital Berthin, opus cité p.3
(20) Lionel Poipy, Bulletin Association Renaissance de Revel
(21) Charles Joisten, Êtres fantastiques. Patrimoine narratif de l’Isère, Ed. Musée Dauphinois, 2005
(22) Idem
(23) Idem

Pommier et son histoire

A la mémoire de nos soldats………

L’année 2014 a été marquée par la célébration du centenaire de la mobilisation générale, survenue au mois d’août 1914. Mobilisation qui a entraîné plusieurs millions d’hommes, hors de chez eux, afin de combattre l’ennemi, envahisseur d’un pays qui se trouva plongé dans des conditions de vie difficiles. C’était la guerre de 1914 – 1918, la Grande Guerre comme elle a été appelée.
– Afin de marquer ce moment important de la vie nationale, de nombreuses manifestations ont été organisées : expositions, conférences, spectacles, productions de documents. 
Ces réalisations ont rappelé, ou appris, à tous, ce qu’a été cette période de 4 ans.
– Le Centre généalogique de Vienne et de la Vallée du Rhône, dont le but, entre autre, est de se tourner vers le passé en recherchant celles et ceux qui nous ont précédés, a voulu élargir sa recherche en se joignant à ce mouvement de mémoire. Son choix s’est porté sur la réalisation de fiches individuelles pour les soldats morts pour la France ou des suites de la guerre concernant les communes situées dans son périmètre départemental, à savoir les cantons de Vienne 1, Vienne 2 et Roussillon.
– La réalisation de ces fiches se trouve quelquefois incomplète, tous les renseignements n’ayant pas été trouvés.
– Les Monuments aux Morts de ces communes et leurs Livres d’Or, réalisés en 1929 par le Ministère des Pensions, ainsi que les plaques com
mémoratives des églises et des mairies sont la base de cette recherche historique .

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Monument aux Morts : érigé face à l’église, sur la place du Baron du Teil apparaît être le monument principal.
Une délibération du conseil municipal de novembre 1920 décide du lieu de construction en ces termes : « Le conseil à l’unanimité des membres présents décide que le monument commémoratif aux Morts de la grande guerre sera élevé sur la place publique, devant l’église et le bureau de poste ».

 

                                                                                                         

Monument aux Morts : situé dans le cimetière à côté de la chapelle Notre-Dame de Tournin

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Le Centre Généalogique de Vienne et de la Vallée du Rhône a terminé son travail de mémoire concernant les Morts de la guerre 1914/1918 de son secteur : à ce titre M. Claude GIRARD, chargé d’étude de notre commune a remis à Madame le Maire un fascicule concernant la commune de Pommier. Cet imposant travail de recherche et de compilation des données a été réalisé dans un esprit de transfert de la mémoire vers les jeunes générations. Outre le volet militaire, on apprend que notre commune a payé un lourd tribut de cette guerre, puisque 33 soldats sont morts pour la France.

Voici ce livre d’Or à la mémoire de nos soldats décédés.

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Livre d’or :  Si vous constatez des erreurs (malheureusement, malgré le travail il peut y en avoir) n’hésitez pas à nous le signaler en mairie, nous ferons remonter les informations aux auteurs du livre et les rectifications seront publiées. Merci.